La suite
Genre instrumental composé d'une succession de mouvements courts
dans une même tonalité. Apparue au XVIe siècle, la
suite était à l'origine un appariement d'airs de danse qui
étaient fortement contrastés sur le plan du rythme (lents
et rapides) et du caractère (gais et sérieux), qui se développa
surtout dans la musique baroque. Les quatre mouvements de base de la suite
sont l'allemande, danse tranquille à tempo modéré
sur une mesure simple, la courante, danse rapide à rythmes souvent
complexes, la sarabande, danse majestueuse à trois temps, harmoniquement
très riche, et la gigue, danse très rapide, en mode ternaire
également. Le prélude qui, lui, n'est issu d'aucune forme
de danse, a ensuite été placé au début de la
suite. D'autres formes de danses comme le menuet, la gavotte, la chaconne
et la passacaille ont aussi été parfois insérées,
généralement entre la sarabande et la gigue. La suite a atteint
la perfection avec Jean-Sébastien Bach, qui a composé des
suites pour violon solo, violoncelle solo, clavier et orchestre. Aux XVIIIe
et XIXe siècles, la suite s'est peu à peu dissoute dans une
nouvelle forme, la sonate, à laquelle elle a finalement cédé
la place. Les compositions modernes appelées suites sont essentiellement
des œuvres symphoniques, très libres sur le plan de la structure
et de la tonalité. À différentes époques et
dans divers pays, des formes semblables à la suite ont été
appelées partita, sonata da camera «sonate de chambre»,
«ordre».
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