Accueil M'écrire
Sologne

 

 

La sologne

Région naturelle du Bassin parisien, dans la Région Centre, entre les vallées de la Loire et du Cher, au sud d'Orléans; environ 5 000 km2 (Solognots).

Au coeur des régions de la Loire moyenne, la Sologne est située entre la courbe que le fleuve décrit de Gien à Blois au nord et la vallée du Cher au sud. Délimitée à l'ouest par le confluent de ces deux cours d'eau, elle s'arrête à l'est au pied des collines du Sancerrois. Son sous-sol, composé de sables et d'argiles du Massif central, accumulés au tertiaire, fait dire aux géologues que la Sologne est une île de sable dans un océan de calcaire. Seul le secteur de Soings-en-Sologne et Contres a bénéficié des sédiments de la mer des faluns qui ont permis de développer une agriculture prospère.

Cette plaine humide, autrefois couverte de landes et d'étangs, a été reboisée et drainée sous le Second Empire: aujourd'hui, les forêts couvrent plus de 375 000 hectares. À côté de terrains improductifs (landes, marais, réserves de chasse), les cultures se sont développées, liées à l'élevage ovin (en recul) et bovin. Les petites villes (Lamotte-Beuvron, Salbris, La Ferté-Saint-Aubin et surtout Romorantin) restent de gros bourgs agricoles, malgré la présence de quelques industries (constructions mécaniques, automobiles et électriques; textile; céramique).

Vus d'avion, les 500 000 ha de la Sologne présentent une véritable mosaïque de paysages. Cet enchevêtrement de milieux naturels relativement préservés constitue, aujourd'hui, un important «réservoir» de flore et de faune. Les naturalistes y dénombrent le quart des espèces de la flore française, deux cents d'oiseaux, une quarantaine de mammifères, une trentaine de poissons, une dizaine de reptiles et autant de batraciens.

Composante majeure du paysage solognot, la forêt couvre plus de la moitié du territoire et s'accroît inexorablement avec la déprise agricole. Les grandes futaies de Boulogne-Chambord, Vierzon-Vouzeron et, à une moindre échelle, la forêt de Bruadan près de Romorantin sont, aujourd'hui, les rares témoins (bien que très modifiés) de la forêt primitive originelle.

La région Centre-Val de Loire possède près du quart de la surface nationale couverte en étangs, dont près de 65 % sont répartis entre la Brenne (9 000 ha) et la Sologne (12 000 ha). Cette dernière compte près de 2 800 étangs, reliés entre eux en chapelets, qui viennent se jeter dans un «chevelu» de petits cours d'eau des bassins de la Loire et du Cher. Le quart de ces étangs possèdent une superficie égale ou supérieure à 5 ha, une vingtaine dépassent les 25 ha. La Sologne dite humide occupe la zone sud-ouest de cette région, avec une concentration dans deux petits secteurs du Loir-et-Cher: autour des communes de Fontaines-en-Sologne, Courmemin et Vernou-en-Sologne, et dans la Sologne des étangs, aux environs de Saint-Viâtre, Marcilly-en-Gault et Millançay. Un grand nombre des étangs de Sologne datent du Moyen Âge. Construits pour maîtriser la remontée de la nappe phréatique après les grands défrichements, ils assuraient de solides revenus à leurs propriétaires, seigneurs laïques, ecclésiastiques ou bourgeois.

Défrichés, mis en culture, laissés à l'abandon, déboisés, reboisés avec des résineux, ou victimes d'incendies ravageurs, les maigres sols solognots furent vite épuisés, et le fragile équilibre sol-végétation rompu. Certaines plantes, notamment les bruyères et les genêts, s'installèrent alors sur ces terres malmenées et donnèrent des paysages typiques de landes. C'est principalement dans la partie orientale de la Sologne que l'on rencontre les plus belles landes, jadis parcourues par d'innombrables troupeaux de moutons.

 

© kangoo's 1996 - 20013 - Crédits